Le Solar Impulse, fleuron de la technologie à énergie solaire

Solar Impulse, l’avion expérimental suisse qui fonctionne à l’énergie solaire vient de boucler sa traversée des États-Unis en se posant à New York dans la nuit de samedi à dimanche. André Borschberg et Bertrand Piccard espèrent renouveler l’expérience et faire un tour du monde porté par des cellules photovoltaïques en 2015.

Un atterrissage en avance de l'avion à cellules photovoltaïques

Dans la nuit de samedi, l’avion à énergie solaire suisse Solar Impulse a atterri plus tôt que prévu sur le sol américain, dans la ville de New York. Cet atterrissage a été dû en partie à une déchirure de près de 2,5 mètres sur l’aile gauche de l’avion. L’équipe technique, au vu des dégâts, a choisi d’annoncer un atterrissage forcé la nuit de samedi à dimanche à 5 h 11 (heure en Suisse), soit dix-huit heures après son décollage de l’aéroport international de Washington-Dulles. Par ailleurs, l’avion n’avait pas reçu la permission d’atterrir sur l’aéroport John Fitzgerald Kennedy de New York avant 2 h du matin dimanche (8 h en Suisse), pour ne pas brouiller le trafic aérien de la région qui se veut dense. À noter que l’avion volait à environ 70 km/h et qu’il était très sensible aux turbulences, ce qui aurait eu pour effet de gêner les autres appareils. Le pilote suisse André Borschberg a alors dû faire quelques ronds au-dessus de l’Atlantique pour passer le temps avant de survoler le ciel de New York et de s’y poser.

Peu avant le vol, le pilote M. Borschberg s’est inquiété sur le moyen de faire entrer l’avion du énergies renouvelables dans une des zones où le trafic aérien est le plus dense du monde. Pour rappel, durant son voyage à travers les États-Unis, il a partagé la commande du Solar Impulse avec Bertrand Piccard et cette aventure, les deux hommes ont retenu de bons souvenirs. Avant de se poser à New York, ils ont survolé le ciel à une allure de 70 km/h en attendant de pouvoir enfin atterrir. Durant les quelques heures précède leur atterrissage, les batteries de l’appareil étaient chargées au maximum de leur capacité. En effet, avant d’entrer dans le ciel de New York, l'avion à énergie solaire avait pris du jus sous le soleil de l’Atlantique.

Les énergies renouvelables à l'honneur

Le Solar Impulse a commencé la traversée des États-Unis le 3 mai dernier près de San Francisco, en Californie. L’avion à énergie solaire suisse a ensuite mis le cap vers Phoenix dans l’Arizona, ensuite à Dallas/Fort Worth au Texas, à Saint Louis dans le Missouri, à Cincinnati dans l’Ohio pour finir à Washington, avant son atterrissage à New York. Bertrand Piccard a tenu à noter que le but de cette aventure n’est pas seulement de traverser les États-Unis, mais aussi de prouver au reste du monde que le recours à des technologies propres et énergies renouvelables est efficace et propose de nombreux avantages. Le Solar Impulse fut notamment fabriqué avec des matériaux légers comme la fibre de carbone (1600 kg a une envergure de 63,4 mètres). Il embarque également plus de 12 000 cellules photovoltaïques qui produisent l’énergie suffisante pour recharger sa batterie lithium de 400 kilos. Cette énergie sert notamment à alimenter les quatre moteurs électriques à hélice de dix chevaux chacun.


Source : Vos économies d'énergie.fr