Les émissions de CO2 des pays en développement inquiétént.

D’ici 2040, les émissions de dioxyde de carbone des pays en développement liées à l’énergie seront plus élevées de 127 % par rapport à celles des pays de l’Organisation pour la Coopération et le Développement économique.

Des prévisions pour 2040 inquiétantes en termes d'émission de CO2

L’Administration américaine pour l’Information sur l’Énergie (EIA), faisant partie du Département de l’Énergie des États-Unis, vient de dévoiler des chiffres qui tendent à confirmer que les émissions de CO2 des pays en développement liées à l’énergie seront 127 % plus élevées que dans les économies les plus développées au niveau mondial, vers l’horizon 2040. Le rapport intitulé international Energy Outlook est publié tous les deux ans par l’EIA et revient sur les taux d’émission de CO2 à travers le monde. Dans leur estimation, l’EIA prévoit que les émissions de CO2 augmenteront de 46 % d’ici 2040 dans le cadre des politiques actuellement en place dans le monde.

Vers l’horizon 2040, les émissions de dioxyde de carbone liées à l’énergie représenteront plus de 45,5 milliards de tonnes contre un taux de référence de 31,2 milliards de tonnes en 2010. Toujours d’après les estimations de l’agence, les émissions de CO2 des pays en développement dépasseront celles des pays développés de l’Organisation pour la Coopération et le Développement économiques (OCDE) au cours des trente années à venir. Cela est à attribuer en grande partie aux taux de croissance économique élevés et au manque d'importance accordée aux énergies renouvelables.

Les émissions des pays en développement devraient alors dépasser celles de l’OCDE à l’horizon 2040 par rapport à celles de 2010. Un changement radical si l’on se réfère aux chiffres de 2010 où les émissions des pays non OCDE dépassaient les émissions de l’OCDE de 38 %.

Baisse de l’intensité carbone de la production d’énergie : les énergies renouvelables pour aller plus loin

Dans les années à venir, la croissance économique rapide de la Chine et de l’Inde devrait également jouer un rôle déterminant dans le tableau mondial de la demande en énergie. Adam Sieminski, l’Administrateur de l’EIA, a notamment déclaré que : « Ces deux pays combinés représentent la moitié de l’augmentation totale de la consommation d’énergie jusqu’à 2040 ».

Le rapport partagé par l’Administration américaine pour l’Information sur l’Énergie (EIA) revient également sur la production d’énergie. Il prévoit notamment une baisse de 1,9 % de l’intensité carbone de la production d’énergie dans les pays de l’OCDE et une baisse de 2,7 % dans les pays non OCDE d’ici 2040 sur la base de 2010. Ces baisses de taux d’intensité induisent une baisse de pollution induite par une unité de production économique. Par ailleurs, l’on note que l’EIA a réduit ses prévisions d’émissions dans les pays de l’OCDE en 2035 par rapport aux chiffres qu’il a dévoilés en 2011.

Même si les émissions de CO2 ont augmenté entre l’estimation faite par l’agence auparavant et le bilan actuel, il reste que les émissions de chaque pays ont également changé au fil du temps. Le Japon a dû remplacer une partie de sa capacité nucléaire par des carburants fossiles après le tsunami de 2011 qui a tout ravagé. Avec le passage au gaz schiste, les États-Unis ont réduit leurs émissions de dioxyde de carbone, mais cela a été vite rattrapé par les pays d’Europe qui n’ont pas réussi à réduire leurs émissions de CO2 de manière conséquente malgré des efforts en termes d'énergies renouvelables.

Pendant ces dernières semaines, les institutions financières internationales multilatérales telles que la Banque Mondiale et la Banque d’Investissement européen se sont penchées sur la recherche de solution qui permettrait de réduire l’utilisation des carburants fossiles dans les pays en développement. Les énergies renouvelables semblent pouvoir répondre à ce problème.


Source : Vos économies d'énergie.fr