Les énergies renouvelables alimentent déjà un tiers des chauffages urbains

La conversion des réseaux de chaleur locaux devrait permettre d’atteindre 50 % de renouvelable en 2020. À noter que c’est l’un des piliers fondamentaux de la politique climatique francilienne qui sera bientôt signé.


Une transition énergétique pour le chauffage

Les réseaux de chaleur commencent déjà leur transition énergétique. C’est le message avancé par les partisans de ce vecteur d'énergie lors de colloque effectué par l'association Amorce qui représente les entreprises de l'énergie et de l'environnement ainsi que les collectivités locales.

La Fedene, la fédération des entreprises de services du secteur a réalisé une étude qui a démontré que les réseaux produisaient plus de 33 % de leur chaleur à partir de sources d’d’énergies renouvelables. François Dupoux, président de la Fedene a d’ailleurs ajouté : « Nous avons gagné 5 % en cinq ans, nous sommes sur la trajectoire des 50 % requis par le Grenelle de l'environnement en 2020 ». Les usines d'incinération de déchets chauffent la plupart des réseaux, comptabilisés à l’ensemble des intrants renouvelables brûlés.

Cependant, la biomasse et la géothermie progressent de manière spectaculaire, dans les régions, mais surtout en Île-de-France. Ce qui entraine les collectivités et les opérateurs à revendiquer une place pour les réseaux dans le débat national sur la transition énergétique qui a lieu actuellement alors que le sujet a été effacé ces derniers temps par les questions nucléaire, éolienne et solaire. Pourtant, ce mode de chauffage connait actuellement un grand essor en France. D’ailleurs, plus de 200 km s'ajoutent par an selon l'Ademe. François Dupoux a ajouté : « Beaucoup de petits réseaux tout chauffés au bois essaiment en zone rurale depuis le début des années 2000. Ils chauffent quelques dizaines de bâtiments ». Les 400 à 500 réseaux pourront profiter de la TVA à 5,5 % proposé aux réseaux fonctionnant à plus de 50 % en renouvelable.


Énergies renouvelables : Des réseaux étendus

La transition énergétique des réseaux est boostée par la conversion progressive des 400 grosses installations urbaines, mais également par les nouveaux réseaux. Le charbon et le fuel ont alors laissé leur place au bois et à la géothermie. Quelques villes continuent également d’étendre leurs réseaux comme Vaulx-en-Velin et Vénissieux dans le Grand Lyon. D’autres régions comme Mont-de-Marsan ont lancé l'extension de leur réseau chauffé en exploitant le gisement géothermique local. C’est aussi la même technique avancée par Château-Thierry qui a déployé un grand équipement sur sa zone industrielle.

Pour sa part, François Dupoux reste assez prudent et prévoit de doubler les infrastructures d'ici à 2020. Pour rappel, le Grenelle de l’environnement a fixé divers objectifs concernant les réseaux de chaleur. « Cela implique 10 milliards d'investissements. Nous avons mangé notre pain blanc, cela va être plus difficile maintenant d'équiper les zones existantes. » De plus, le secteur craint que la stabilisation des subventions du fonds de chaleur de l’Ademe ne se pose comme un vecteur qui ralentirait le projet. « Nous avons besoin d'un fonds plus élevé pour compenser le surcoût de 10 % que va provoquer le durcissement des normes de rejet de particules sur l'investissement des chauffages au bois » a tenu à préciser le secrétaire général d'Amorce, Nicolas Garnier. Il convient de noter que les réseaux de chaleur fournissent moins de 3 % de l'énergie primaire aux logements, mais l’Ademe, dans son scénario de transition énergétique, préconise de quadrupler cette part d'ici 2030.


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Source: vos économies d'énergie.fr