Quels pays exploitent le gaz de schiste?

L'exploitation du gaz de schiste est extrêmement controversée et de nombreux pays se refusent à y avoir recours. C'est notamment le cas de la France qui, comme l'a précisé François Hollande lors de la Conférence Environnementale de mi-septembre, n'envisage en aucun cas d'exploiter le gaz de schiste, car le gouvernement considère que c'est une action beaucoup trop dangereuse pour l'éco-système.

Toutefois, le débat sur l'exploitation ou non du gaz de schiste continue de battre son plein. En effet, certains gouvernements voient un potentiel énergétique énorme derrière les réserves considérables de ce gaz d'origine naturelle et sont donc prêts à mettre à mal la nature en l'exploitant. Un représentant de l'AIE (Agence Internationale de l'Énergie) a expliqué dernièrement qu'actuellement la planète dispose "de plus de 200 années de réserves de gaz de schiste contre 45 années pour le pétrole". VosÉconomiesdÉnergie.fr vous fait découvrir quels pays ont pris la décision d'exploiter ce "nouveau" gaz naturel".


Petit rappel: Pourquoi le gaz de schiste est-il controversé?

Le gaz de schiste ou gaz de roche mère, est un gaz d'origine naturelle qui diffère du gaz naturel car il est enfermé et produit dans des roches poreuses. Pour le récupérer, il faut briser cette roche, ce qui est fortement dommageable pour l'environnement. Concrètement, sa production est liée à la décomposition d'argile riche en matières organiques et son extraction est possible sur des terrains argileux ou marneux. Son potentiel est impressionnant mais très controversé. Depuis que certains pays l'exploitent, de nombreux blogs et associations anti-exploitation de gaz de schiste ont vu le jour et militent quotidiennement pour que cette ressource ne soit plus utilisée. Effectivement, de sérieux problèmes environnementaux découlent de cette exploitation du gaz de schiste ainsi que des risques sismiques et une pollution accentuée de l'air et de l'eau.


L'Amérique du Nord et le gaz de schiste

Les États-Unis exploitent ce gaz d'origine naturelle depuis le début du XXIe siècle; toutefois ce n'est que depuis une dizaine d'années qu'ils l'exploitent en grande quantité. Ce pays détient sous ses terres près de 23000 milliards de m3 de gaz de schiste et pour le gouvernement américain, il est normal et même nécessaire de s'en servir: sachant que grâce à cette politique énergétique, les États-Unis sont totalement indépendants en ce qui concerne le gaz depuis deux ans. Cependant, malgré tout, une partie de la population américaine est formellement opposée à cette exploitation qui entraîne une fracturation hydraulique et est très dangereuse pour l'environnement. Certains États envisagent même d'interdire cette pratique (le Vermont a même déjà pris cette décision)

Le Canada, quant à lui, en est seulement aux prémices d'une exploitation du gaz de schiste car la plupart des canadiens restent très sceptiques et inquiets des potentiels effets de la création de nouveaux puits (il y a déjà eu des cas de fuites dans un tiers des puits québecois). Il est prévu que de nouvelles réglementations voient le jour pour faire suite à une étude environnementale prévue pour 2013.


Les réglementations européennes

La fracture hydraulique est interdite en France depuis juillet 2011 et les permis d'exploration sont régulièrement refusés. L'Allemagne est la Grande Bretagne restent très prudents et attendent que de nouvelles recherches environnementales soient faites pour se lancer ou non dans de nouvelles explorations; Dans tous les cas, les deux pays estiment qu'il est nécessaire qu'une réglementation très stricte soit mise en place. L’Irlande, l’Espagne, la Suède, l’Autriche, les Pays-Bas, et le Danemark ne sont pas fermés à des explorations des gaz de schiste de leurs sous-sols. Enfin, les pays d'Europe centrale ont des opinions variées: depuis 2012 aura la Bulgarie et la Roumanie ont décidé d'interrompre leurs explorations car il y a eu d'importantes manifestations publique contre cette technique susceptible de créer des séismes importants. Alors que la Hongrie reste favorable à de nouvelles explorations.


Source: vos économies d'énergie.fr