L’étiquette énergie des portes et fenêtres ne fait pas l'unanimité

En vigueur depuis le mois d’Avril, l’étiquette Énergie portes et fenêtres a pour but d’apporter plus d’informations et de clarté au consommateur final. En revanche, les professionnels du secteur pointent un manque de pertinence par rapport à la volonté initiale de réduire les consommations énergétiques des bâtiments. L’enjeu concerne la visibilité des fenêtres double vitrage ou triple vitrage.

L’étiquette énergie des portes et fenêtres, de quoi s’agit-il ?

L’étiquette énergie portes et fenêtres a été mise en place sous l’initiative de La Chambre Syndicale des Fabricants de Verre Plat (CSFVP), et l’Union des Fabricants de Menuiseries Extérieures (l'UFME). L’objectif est de permettre aux consommateurs de comparer les performances énergétiques des fenêtres. Prévu pour la fin d’année, elle devrait s’apposer aux différents types de fenêtre, notamment :

Les inconvénients de l’étiquettes énergie des portes et fenêtres

Les raisons annoncées par les détracteurs de cette étiquette concernent le manque de précision dans la méthode de calcul. Elle ne tient pas compte des fermetures et protections solaires, en contradiction avec l’objectif recherché de performances énergétique. Ces éléments prennent en compte le complément d’isolation apporté par un volet en hiver et l’évolution de l’ensoleillement.

Selon la méthode actuelle les performances d’été sont mesurées pour les fenêtres seules. Cela impliquerait le choix d’un vitrage avec un faible facteur solaire, alors qu’il est préférable qu’il soit élevé pour réduire les déperditions thermiques en hiver. Avec la conséquence de réduire les factures de chauffage. Ainsi les notes « A » les plus élevées sont destinées aux fenêtres triples vitrage. Bien que les performances des fenêtres doubles vitrages soient aussi suffisantes.

Source : vos économies d'énergie.fr