Les isolants biosourcés attirent de plus en plus

Le marché des isolants biosourcés ou naturels ou connait actuellement un grand essor. En effet, un large choix de solutions d’origine végétale ou animale sont proposées pour toutes les applications, même en isolation extérieure. Ouate de cellulose, fibre de bois, laine de chanvre, laine de mouton, laine de lin, textile recyclée et même plume de canard suscitent un vif intérêt. En raison de leur efficacité, mais aussi par leur faible impact sur l’environnement.

Les isolants biosourcés sont plus respectueux de l’environnement

D’après les fabricants, les isolants biosourcés ont un faible impact sur l’environnement. En effet, l’énergie grise est faible et l’écobilan est bien meilleur comparé à un isolant minéral ou synthétique traditionnel. Par ailleurs, ils ont été conçus pour la plupart à partir de matières premières renouvelables et recyclables, ce qui ne fait qu’augmenter leurs avantages.

En termes de performance thermique, les caractéristiques des isolants biosourcés se rapprochent de celles des produits traditionnels avec une conductivité thermique moyenne ? de 0,40 W/m. K. En été, ils offrent un meilleur confort, notamment avec un excellent comportement hygrométrique. De plus, ils disposent de meilleures qualités d’inertie et de densité, ce qui participe à éviter la surchauffe.

Comment choisir un bon isolant biosourcé

Pour disposer des bons matériels, il convient d’opter pour les produits sous Avis technique ou certifié Acermi qui est actuellement en grand nombre sur le marché. Le label «Bâtiment biosourcé » devrait également permettre aux maîtres d’ouvrage de profiter d’aides provenant des collectivités locales et régionales pour la construction. Cependant les aides dépendent du pourcentage de produits biosourcés utilisés pour le bâtiment.

La ouate de cellulose

La ouate de cellulose compte assurément parmi les solutions les plus connues et les plus utilisées. Elle est fabriquée à partir de boues papetières provenant des imprimeries ou de journaux recyclés. Le mélange est soumis à un traitement spécial qui a pour but de donner à l’isolation une bonne résistance au feu, aux champignons et aux insectes. Elle est généralement proposée en vrac sous sa couleur grise naturelle et en forme de fibres légères. La ouate de cellulose permet d’isoler les planchers des combles perdus ou non aménagés et lors de sa mise en place, elle doit être installée par épandage manuel ou par un système de soufflage avec un ventilateur ou une machine à cardes.

L’isolation de parois verticales ou rampantes de la toiture devra quant à elle, être réalisée à l’aide d’une machine pneumatique pour une projection humide ou par insufflation. La ouate de cellulose va alors remplir tous les recoins, ce qui promet une isolation homogène et une limitation des déperditions thermiques. Il convient de rappeler que la performance de cette isolation dépend entièrement de sa mise en œuvre et le meilleur moyen d’obtenir une garantie est de faire appel à l’avis technique.

Les panneaux semi-rigides

L’on note actuellement l’apparition des panneaux semi-rigides souples proposés par des fabricants de ce type de solutions. Ces solutions sont généralement proposées avec un liant à base de fibre de polypropylène ou de polyéthylène et sont parfaites pour une isolation thermique des chevrons des toitures. La conductivité thermique ? de la ouate de cellulose à l’état sec va de 0,035 à 0,041 W/m.K selon la densité (50-65 kg/m3 en insufflation, 40-50kg/m3 en projection). 400 mm d’épaisseur sont nécessaires pour l’isolation des planchers des combles perdus.

Source : vos économies d'énergie.fr