Les nouvelles performances énergétiques des portes et fenêtres

La Chambre syndicale des fabricants de verre plat, et l’Union des fabricants de menuiseries extérieures (UFME) ont lancé le 18 avril dernier, une étiquette énergie pour les portes et fenêtres. L’objectif de ce projet est de faciliter la comparaison des performances des produits. Les deux syndicats espèrent ainsi que leur étiquette « made in France » va influencer les discussions bruxelloises qui tendent actuellement vers la création d’une étiquette européenne.

Les performances énergétiques des portes et fenêtres permettront de diminuer la consommation de chauffage

Les calculs de l'étiquette de l'UFME se basent sur une maison disposant de surfaces à simple vitrage qui représente un sixième de la surface habitable (exigence de la RT 2012) implantée au sud ou à l’ouest. Le logiciel de simulation thermodynamique, TRNSYS, mis au point par l'Université américaine du Wisconsin, permet de calculer facilement les besoins de chaque habitation. En effet, le coefficient de transmission thermique (Uw, indiquant le niveau d'isolation) et le facteur solaire (Sw, indiquant le niveau d'apports solaires) sont compris dans les paramètres de la menuiserie pris en compte dans l'algorithme de calcul.

En somme, l’étiquette énergie permettra aux particuliers de connaitre le baisse de consommation de chauffage réalisée par leur travaux, comme avec l'installation de fenêtres double vitrage par exemple. Par ailleurs, l’étiquette se base sur des valeurs intrinsèques au produit pour délivrer une indication qualitative théorique.

Par ailleurs, les fabricants de portes et fenêtres pourront demander à disposer de l'algorithme de calcul, même ceux qui ne se sont pas adhérents à l'UFME. Ils pourront ainsi étiqueter leurs gammes de produits après avoir rentré leurs caractéristiques.

Une répartition des territoires en 3 grandes zones afin d’améliorer les performances d’isolation des fenêtres

Pour que chaque climat français soit pris en compte dans le calcul, l'étiquette de l'UFME a divisé l'Hexagone en trois grandes zones. Ainsi une fenêtre de classe C dans la zone climatique regroupe l’Alsace, la Bretagne et le nord, ce qui correspond à une menuiserie qui répond aux exigences d'éligibilité au crédit d'impôt. La lettre A quant à elle, est consacrée aux doubles vitrages affichant de grandes performances et aux triples vitrages.

Les portes et fenêtres amélioreront aussi la température intérieur pendant l’été

L'étiquette de l'UFME précise également que les portes et fenêtres amélioreront la température intérieure pour garantir un meilleur confort durant l’été. Contrairement aux autres étiquettes déjà mises en place dans les autres pays Européens. La lettre ainsi obtenue devrait afficher en valeur absolue le niveau de baisse et de besoin en climatisation que permettrait la menuiserie une fois installée. Toutefois, concernant les fenêtres pour toitures, le bilan ne peut être réalisé que pour le volume des combles.

Le rôle de l’Europe dans l’élaboration de l’étiquette de performances énergétique pour les portes et fenêtres

Pour rappel, les travaux portant sur la réalisation d’une étiquette énergie européenne pour les menuiseries ont commencé à la commission européenne en 2012. L'étiquette de l'UFME sera officielle en France dès que Bruxelles aura adopté le texte de lois en 2014. Toutefois, l'UFME souhaite signer un accord avec le gouvernement pour que ce dernier s’engage à défendre son étiquette au cours des discussions de la commission européenne où chaque pays peut avancer son point de vue.

La "certification pose" pour améliorer les performances des portes et fenêtres

Même si l'UFME arrive à faire peser son idée dans la décision bruxelloise, il reste qu’elle est consciente du fait que l’étiquette énergie ne traite pas du plus important, la pose des fenêtres et des portes. En effet, le syndicat a avancé que les industriels français proposaient de bonnes menuiseries, en revanche en matière de pose des améliorations restent à prévoir. Pour pallier à cette situation, il a mis en place une « certification pose » qui trois ans après son lancement, affiche 110 entreprises certifiées. Il ambitionne actuellement d’atteindre les 500 entreprises, soit 5 à 6 par département, ce qui permettrait de contribuer à la promesse présidentielle de 500 000 rénovations énergétiques annuelles.

Source : vos économies d'énergie.fr