Le Ministère de l'Écologie veut encourager le recyclage des papiers de bureaux

Après avoir signé des conventions pour installer des portes sur les réfrigérateurs des grandes surfaces ou pour faire éteindre les enseignes lumineuses commerciales entre 1 heure et 6 heures du matin, le Ministère de l’écologie souhaite maintenant faire des économies d’énergie dans le secteur tertiaire en optimisant le recyclage du papier de bureau.

Une convention pour mieux recycler dans les bureaux

Le 6 février 2012, le Ministère de l’Écologie et l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) ont signé une convention avec les principaux acteurs de la collecte et du recyclage des papiers de bureaux pour améliorer le tri sélectif du secteur tertiaire. Les acteurs présents étaient notamment EcoFolio, la Fédération des Entreprises de Propreté, le Syndicat National des Professions de l’Immobilier, la FÉdération Des Entreprises du RECyclage ou encore l’Association des Maires de France. Cette convention a lieu dans le cadre du Grenelle de l’Environnement.

Recycler 200 000 tonnes de papiers bureautiques supplémentaires d'ici 2015

Par cette convention, les acteurs souhaitent réduire leur consommation de papiers et améliorer le tri sélectif des déchets dans le secteur tertiaire public et privé.

Selon les chiffres du Ministère de l’Écologie, moins de 45 % des déchets de papiers de bureaux sont recyclés. Or, la consommation de papier de bureaux est estimée à 900 000 tonnes en 2009, dont plus de 500 000 tonnes qui n’ont pas été recyclés. 75 % de cette consommation est attribuée aux entreprises. Selon l’ADEME, un employé de bureau consomme environ 60 kg de papier chaque année.

L’objectif principal de la convention est de mettre en place des dispositifs de sorte à obtenir 200 000 tonnes de papiers bureautiques recyclés supplémentaires chaque année d’ici 2015, cela en permettant un développement pérenne de la filière française de recyclage des papiers et cartons. Cet objectif devrait donc être source de nouveaux emplois.

Les PME et les administrations publiques sont principalement concernées

Les acteurs particulièrement visés par la convention sont les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les administrations publiques tant au niveau des communes qu’à celui des ministères.

Différentes actions sont envisagées telles que favoriser la communication auprès du grand public pour encourager les achats de papier recyclé, sensibiliser les employés de bureaux à recycler davantage et optimiser la filière de recyclage des papiers en créant de nouveaux points de collecte.

La consommation de papier recyclé peine encore

Les papiers de bureaux recyclés servent notamment pour la fabrication de papiers impression, de papiers d’emballage et de papiers pour hygiène.

Mais, dans le commerce, le papier recyclé a moins de succès que le papier conventionnel, car il est victime de nombreux préjugés. D’après le Ministère, la vente de ramettes en papier recyclé ne représente que 5 % des ventes totales de ramettes. Les raisons invoquées sont notamment la couleur du papier recyclé qui est moins blanc que les autres ou une fragilité plus importante.

Le recyclage de papier de bureau présente de nombreux avantages écologiques

La production de papier recyclé demande trois fois moins d’énergie et d’eau que celle du papier conventionnel. De plus, chaque tonne de papier recyclé fait économiser 300 kilos de CO2. Le papier recyclé permet d’économiser du bois et de lutter contre la déforestation. Or, les arbres réduisent la concentration de CO2 dans l’atmosphère grâce à la photosynthèse.

La certification des forêts pour lutter contre la déforestation

En plus du recyclage du papier, il existe un autre moyen pour protéger les forêts : la certification des forêts. Ce dispositif labellise les industries papetières qui gère durablement les ressources forestières. Les certifications principales sont le « Forest Stewardship Council » (FSC) et le « Programme for the Endorsement of Forest Certification Schemes » (PEFC). En France, seul un tiers des forêts est certifié.

Source : Vos économies d’énergie .fr