Nathalie Koscusko-Morizet dévoile le futur du marché photovoltaïque

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Énergie, dévoile dans les colonnes du Figaro les nouvelles mesures pour le marché du photovoltaïque. Seules les installations de plus de 1 000 m² sont concernées. NKM veut développer le concept du « Made in France ».

Beaucoup de professionnels de l’énergie solaire guettaient l’horizon en vue d’un marché prometteur dans le secteur du photovoltaïque, NKM a-t-elle répondu à leurs attentes ? La ministre explique, dans un entretien au Figaro, les nouvelles procédures qui vont régir ce marché. Les installations de plus de 1 000 m² de panneaux, celles qui produisent plus de 100 kilowatts crètes (KWc, l’unité de mesure de l’énergie solaire), feront désormais l’objet d’appel d’offres.


Un premier marché lancé le 1er août

La réforme scinde le marché en deux catégories, selon la taille des installations. Jusqu’à 2 500 m², le ministère prévoit une simplification du cahier des charges. Tout de même, le prix reste le principal vecteur, pour 40 % de la décision lors de l'attribution d'un marché. Un premier lot de 120 MWc sera présenté le 1er août, sous réserve de l’aval de la Commission de régulation de l’énergie, qui doit se prononcer le 26 juillet prochain. Par la suite, six appels d’offres trimestriels de 30 MWc, étalés sur deux ans et demi, « afin de donner de la visibilité aux industriels », explique la ministre. Les résultats du premier concours seront dévoilés avant l’élection présidentielle de 2012.

Un deuxième marché de 450 MWc

Ce deuxième « espace de vente » s’applique aux installations dont la superficie dépasse les 2 500 m². Là aussi, six appels d’offres sont prévus ; cette fois-ci de 450 MWc chacun. Sont concernées : les centrales solaires thermodynamiques, les centrales solaires à concentration, les centrales avec technique de suivi de la course du soleil, les centrales avec stockage d’énergie, les grandes centrales au sol et les petites centrales (production inférieure à 4,5 MWc chacune), énumère Le Figaro. Les critères de sélection seront ici le prix, mais aussi « le projet industriel, la contribution à la recherche et l’environnement », poursuit le quotidien. L’aspect « vert » sera même doublement pris en compte, puisque des garanties seront demandées aux candidats en matière recyclage et de démantèlement des centrales.

Le « Made in France » ou l’expérience à la française

NKM souhaite faire de l'excellence française l'humus du succès de ces nouvelles offres. En effet, le nouveau dispositif vise à développer les nouvelles technologies, secteur où les entreprises françaises s’avèrent les plus performantes : c’est le concept du « Made in France » qui est prôné par la ministre. « Le dispositif précédent favorisait le volume et le prix, résume NKM dans Le Figaro. Les entreprises se sont portées sur les technologies standards ». L’innovation fera figure de clé de voûte du nouveau marché de l’énergie solaire.

Le système de 2006 au placard

L’électricité photovoltaïque est largement soutenue par l’Etat depuis 2006 alors qu’elle n’est pas rentable. Ainsi, l’énergie solaire s’est vue rachetée à des tarifs préférentiels par Electricité réseau distribution France (ERDF), filiale à 100 % d’EDF qui gère 95 % du marché du photovoltaïque. Le système précédent était trop instable. « Les modifications successives du cadre, tous les six mois depuis 2008, ont été pénalisantes. Mais cette période est finie », affirme la ministre.