Hausse du prix de l’électricité au 1er Janvier 2013

Le ministère de l'Énergie vient d'affirmer que l'augmentation du 1er janvier 2013 est imputable en majorité aux énergies renouvelables. En effet, cette déclaration vient d'être confirmée et la hausse de 2,5 % va être effective à partir du début d’année en raison de la hausse de la Contribution au service public de l'électricité (CSPE). À noter que le ministère de l'Écologie et de l'Énergie a déclaré que cette taxe allait financer les énergies renouvelables.


Tarif de l’énergie : Un plafonnement attendu

Le gouvernement vient de plafonner la hausse de cette taxe à 3 euros du mégawatheure, comme la réglementation le lui permet. D'après la Commission de régulation de l'énergie (CRE), cette taxe aurait dû être plus élevée, s'approchant des 8,30 euros. D'ailleurs, dans un communiqué, le ministère a tenu à préciser que : « Cette augmentation représente une hausse de 2,5 % des factures, soit environ 15 euros par an et par ménage en moyenne ».

Ce plafonnement a été très attendu afin d'éviter un bond de plus de 7 % du prix taxes comprises de l'électricité. Ainsi, la CSPE va passer de 10,5 à 13,5 euros du mégawatheure, alors que dans une déclaration faite mardi dernier, la CRE avait annoncé qu'elle aurait dû passer à 18,80 euros. Pour rappel, cette taxe devrait financer l'électricité produite par cogénération, le recours aux énergies renouvelables (59 % du total en 2013), les surcoûts de l'électricité dans les îles non connectées au réseau national (Corse, DOM...) mais également les tarifs sociaux de l'électricité.


Une ardoise de 2 milliards d'euros due à EDF

En principe, les charges doivent être répercutées sur les clients. Mais pour ne pas avoir à trop augmenter les prix de l'électricité, les gouvernements successifs ont pris leurs temps avant d'augmenter la CSPE comme ils l'auraient dû. Ce manque de prise de décision a notamment laissé une importante ardoise à EDF.

La hausse devrait permettre de couvrir les nouvelles charges de 2013 et non une dette de plus de 2 milliards d'euros pour l'année 2011. Par ailleurs, il reste une dette dont le montant exact n'est pas encore connu, mais qui est également estimé en milliards pour l'année 2012. À cet effet, le ministère a déclaré : « La résorption de la dette laissée par l'ancien gouvernement sera étalée sur plusieurs années ».


Les panneaux photovoltaïques pèsent aussi sur la taxe

Cette taxe a été établie pour financer les obligations de service public d'EDF, notamment les surcoûts de production et d'achat d'électricité dans les zones lointaines non connectées au réseau (l'outremer et des îles comme la Corse) mais aussi l'aide au développement des énergies renouvelables, qui représente 59 % de la taxe. A noter que l’énergie des panneaux photovoltaïques pèse également sur cette taxe.

Philippe de Ladoucette, président de la Commission de régularisation de l'énergie, a expliqué qu'« EDF est obligée de racheter à un prix donné cette électricité produite par le photovoltaïque sur une durée de 20 ans [...] On était partis sur des prix très élevés pour être très incitatifs. On était parti beaucoup trop haut. La moyenne actuelle de ce prix est de 459 euros du mégawatt/heure par rapport à un prix de gros qui est de 50 euros. On paie la différence ».

Ces prix de rachat attractifs ont été mis en œuvre en 2009-2010. Actuellement, le prix de rachat d'EDF est bien moindre pour les nouveaux producteurs de solaire. En effet, il vogue entre 100 à 220 euros du mégawatt/heure. Ce constat est dû au fait que les coûts de production ont baissé et qu'ils ont encore été divisés par trois. D'ailleurs, ils devraient encore reculer dans les prochaines années.


Energies renouvelables : les usagers paient aujourd’hui, mais tireront les bénéfices à l’avenir

Damien Mathon, le délégué général du SER, rappelle que « l'État avait la volonté de développer une filière émergente et de créer un tissu industriel. Aujourd'hui, la hausse du prix de l'électricité vient quelque part rémunérer la construction de cette filière industrielle constituée de bureaux d'études, d'industriels et de 25.000 emplois dans le solaire photovoltaïques. Ce serait vraiment dommage d'arrêter maintenant, alors que le solaire s'approche très rapidement de la compétitivité ». Ce qui implique que les énergies renouvelables devraient être bientôt mises en avant. Les usagers le paient aujourd'hui, mais en tireront les bénéfices à l'avenir.


Source: vos économies d'énergie.fr