La problématique du chauffage

Le médiateur de l’énergie a partagé la semaine dernière les résultats de son étude la précarité énergétique en France. Après un hiver long et particulièrement rigoureux, les français étaient de plus en plus nombreux à limiter les dépenses d’énergie, notamment de chauffage. À proximité de l’été, le médiateur fait le point sur la situation. Son rôle est d’aider les contribuables à trouver des solutions à la hausse de la précarité énergétique.

Des dépenses de chauffage trop élevées

Mardi dernier, le médiateur de l’énergie, une instance mise en place en 2007 pour assister les consommateurs face à l’ouverture de la concurrence des marchés de l’électricité et du gaz, vient de déclarer dans son rapport annuel que la « précarité énergétique s'aggrave ». Il démontre que 11 % des foyers « reconnaissent avoir rencontré des difficultés pour payer certaines factures d'électricité ou de gaz, et 42 % affirment avoir restreint leur chauffage au cours de l'hiver dernier pour éviter des factures trop élevées ».

Pour faire face à cette situation, le médiateur de l’énergie propose quelques pistes de solutions. Il a demandé aux pouvoirs publics de disposer de plus de visibilité sur les prix de l'énergie. Il estime qu’il vaut mieux agir ainsi au lieu de se satisfaire de la situation actuelle au nom du pouvoir d'achat, car cela finit toujours par créer des rattrapages « inopinés ».

Quels solutions pour réduire le coût du chauffage?

Le médiateur de l’énergie rappelle qu’il existe des offres, certes méconnues, mais qui se sont avérés efficaces comme Tempo ou le tarif Effacement Jour de Pointe. Ce dernier permettrait d’obtenir 343 jours par an de tarifs avantageux, proche de l’option des Heures creuses selon EDF. Toutefois, le médiateur avance que « malheureusement, ces offres ne font l’objet d'aucunes promotion, et elles ne peuvent être proposées par aucun fournisseur alternatif ».

Enfin il recommande la diminution des puissances souscrites, qui n’ont pas d’effets directs sur le prix de consommations, mais qui ont des conséquences lourdes sur l’abonnement. Il s’avère plus élevé dès que la puissance est plus importante. Par ailleurs le prix d’abonnement annuel moyen entre deux puissances au tarif heures pleines/heures creuses était de 97 euros en 2012 alors qu’il était de 176 euros en 2007.

La solution du chauffage écologique

L’État soutien les économies d’énergie avec des dispositifs de financement d’équipements écologiques. C’est le cas par exemple avec les chauffages, comme les chaudières à condensation ou les chaudières à granulé de bois par exemple. Si vous faites réaliser l’installation de ce type d’appareil, vous pouvez notamment obtenir des primes énergie, qui sont des remboursements des travaux par chèque à directement utilisable.

Un chèque-énergie pour les plus démunis

Pour venir en aide aux plus démunis, le médiateur de l’énergie recommande la mise en place d’un dispositif de chèque-énergie. Cela représente un milliard d'euros qui viendraient remplacer les tarifs sociaux de l'électricité et du gaz. Selon le médiateur les tarifs sociaux sont faibles. En somme ils sont selon lui toujours insuffisants et injustes.

Ainsi la loi Brottes sur l'énergie a étendu en avril dernier ces tarifs sociaux à plus de 8 millions de personnes. Pour sa part le médiateur déclare qu’il serait difficile, voire impossible d’atteindre les 50 % de bénéficiaires au vu des « difficultés rencontrées à ce jour, liées au croisement de fichiers sociaux et commerciaux ». Les déclarations du médiateur ont d’ailleurs eu pour effet d’étonner la ministre de l'Écologie et de l'Énergie, Delphine batho, qui vient d’assurer récemment que « l'élargissement des tarifs sociaux de l'énergie est une priorité absolue pour le gouvernement ». C'est notamment pour cela qu’elle a tenu à « confier une mission d'audit à l'Observatoire de la précarité énergétique (...) dont les conclusions seront remises le 15 juillet ».

Source : vos économies d'énergie.fr