Le charbon revient en force jusqu’en 2016

Comme le confirme le dernier rapport de l’ IAE ( l’Agence internationale de l’énergie ) rendu public ce mardi 13 décembre, la consommation de charbon ne va cesser de croître jusqu’en 2016.

Faut-il s’en plaindre ou s’en réjouir ? Mais le recours à cette énergie fossile qui a été à l’origine de la deuxième révolution industrielle des pays occidentaux va faire un retour en force pendant ces 4 prochaines années.

Ainsi, la consommation de charbon devrait augmenter de 18% avec un pic de demande estimé en 2016 à près de 6 184 millions de tonnes équivalentes carbone ( Mtce ).

Bien évidemment, c’est la consommation de la Chine ( 24%) et celle de l’Inde ( 40,5% ) qui pèseront fortement dans cette hausse de la demande mondiale de charbon.

À elle seule, la Chine représente plus de la moitié de la consommation mondiale de charbon. Notamment, à cause des nombreuses centrales thermiques qui produisent l’électricité destinée à son marché intérieur.

Pour ce pays de 1,3 milliard d’habitants, dont la puissance économique flirte avec des taux de croissance de 8 à 10% par an, elle est devenue même une matière première indispensable et stratégique.

Avec une production de charbon inférieure à sa demande intérieure, la Chine depuis le début des années 2000 est obligée d’importer des volumes énormes de cette énergie fossile pour subvenir à ses besoins.

Ce que démontre très bien le dernier rapport de l'AIE qui a anticipé deux scénarios possibles.

  • Celui qui verrait les importations chinoises doubler, au cas où la production chinoise de charbon ( estimée à 2 913 Mtce ) ne pourrait répondre à sa demande intérieure. La hausse de ces importations serait compensée par les exportations en provenance des États-Unis ou de nouveaux producteurs, tels que la Mongolie et le Mozambique.
  • Celui qui verrait les importations chinoises baisser de 58 % ( à 39 Mtce ) grâce à une augmentation de la production ( estimée à 3 054 Mtce en 2016), propulsant l'Inde alors au rang de premier importateur mondial de charbon.

Pour leur part, les pays de l’OCDE vont voir continuer, dans leur ensemble, leur consommation de charbon rester stable ( 0,9%) et même diminuée pour les États-Unis ( avec une baisse estimée à 1,5% ) jusqu’en 2016.

Considérés pendant plus d’un siècle, comme le plus gros consommateur de charbon, les États-Unis, après un pic en 2007, ont vu leur demande diminuer, grâce à une nouvelle politique environnementale et à l'utilisation de nouvelles sources d’énergie, telles que le gaz naturel.

Source: Vos économies d'énergie.fr