Le prix du gaz augmente de 0,5% au 1er juillet

Comme chaque année le 1er juillet est la date à laquelle le prix du gaz est réévalué. A compter d’aujourd’hui le tarif règlementé du gaz augmente de 0,5%. Il s’agit de la première hausse depuis le mois de janvier. Celle-ci reste tout de même modérée car l’instauration d’une nouvelle formule de calcul permet de réaliser des économies.

La nouvelle formule de calcul des prix du gaz

Alors que nous nous attendions à une stagnation des prix, comme annoncé par GDF Suez, le prix du gaz augmente à partir d’aujourd’hui de 0,5%. Cette mesure concerne 11 millions de foyers français, pour lesquels le pouvoir d’achat a été au centre de la nouvelle formule de calcul.

Auparavant les prix étaient historiquement indexés sur le cours du pétrole, et subissaient les variations de ce marché. Avec la nouvelle formule, les prix du gaz seront en grande partie indexés sur le cours du gaz naturel, au jour le jour. L’avantage pour GDF Suez est de pouvoir indexer leurs coûts d’approvisionnement de 35,6% à 45,8%.

Les enjeux du prix du gaz

Cette hausse des prix du gaz représente 2 enjeux majeurs pour le gouvernement : le maintien du pouvoir d’achat et la compétitivité de GDF Suez. En effet le gouvernement, par la voix de la ministre de l’écologie et de l'énergie Delphine Batho, avait démarré une modification de la réforme des prix du gaz en fin 2012. Le but étant d’éviter les variations trop importantes des dernières années. Par exemple entre 2005 et le début 2013, les prix ont augmenté de 80%. Sur les derniers mois, les prix avaient reculés de 0,5% en février, de 0,3% en mars, et de 0,6% en avril et en mai.

Selon Delphine Batho, « cette nouvelle formule correspond mieux aux coûts de GDF Suez et contribue à faire baisser les prix. Ainsi, le pouvoir d'achat des ménages est mieux protégé, sans fragiliser la sécurité d'approvisionnement ».

L’avis de la Commission de Régulation de l’Énergie

La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), pense que la hausse devrait être comprise entre 7 et 10%. Selon le président de la CRE Philippe de Ladoucette, aller au-delà de 46% (de part du gaz naturel indexé dans les prix du gaz) risquerait de poser « un problème de sécurité d'approvisionnement ». Ainsi le gouvernement maintient la possibilité d’ajuster les prix en cas de circonstances exceptionnelles, de façon très encadrée.

Les tarifs de l’électricité seront quant à eux révisés au cours de ce mois. Une hausse plus importante des prix de l’électricité est attendue. Cela laisse entrevoir des difficultés que devront peut être supporter les consommateurs finaux. Dans ce cas, les foyers devront augmenter leur équipement en chauffage écologique pour faire des économies d’énergie.

Source : vos économies d'énergie.fr