Le suspens sur l’augmentation du prix du gaz est terminé…

Augmente ou n’augmentera pas ? Finalement, après l'invalidation prononcée par le Conseil d’État à l’encontre du gel des tarifs de GDF, Éric Besson, le ministre de l’énergie vient de valider une augmentation de 4,4% du prix du gaz à compter du 1er janvier.

L’intention d’augmenter le prix du gaz décidée cet automne par GDF Suez n’aura pas été vaine.

Après un gel du gouvernement pour tenter de limiter les conséquences d’une telle hausse ( prévue à l’origine entre 8,8% et 10% ), François Fillon a cherché à modérer cette augmentation du prix du gaz, afin qu’elle ne dépasse pas 5%.

La règle de calcul officielle prônée en la matière, et qui a toujours été liée à l’évolution du prix du gaz ne sera donc pas appliquée, pour limiter une trop forte augmentation .jugée « inacceptable » en ce contexte de crise pour les ménages.

Les prix pris en comptent, ne dépendront plus désormais des contrats à long terme, mais ils seront indexés sur les cours du gaz sur le marché au comptant.

De même, ils intégreront les importations de gaz naturel liquéfié (GNL), qui permettent à GDF Suez de diminuer d’une manière sensible le montant de ses coûts.

Un "effort" a été demandé à l'opérateur historique pour réduire sa marge. En contrepartie, GDF Suez bénéficiera de compensations, comme la hausse de tarif pour d'autres catégories de clientèle, telles que les entreprises.

Pour ne pas pénaliser les ménages les plus modestes, Éric Besson a annoncé que le tarif social du gaz qui aide plus de 300 000 foyers à bas revenus, allait être lui aussi revalorisé de 10 %.

Instauré en 2008, ce dispositif permet, sous conditions de ressources de bénéficier d’une réduction forfaitaire sur ses factures de gaz.

Concrètement, cette revalorisation va permettre de faire passer de 142 € à 156 € par an " la réduction moyenne pour un foyer de quatre personnes chauffé au gaz et éligible à la CMU complémentaire.

Source: voseconomiesdenergie.fr