Les fournisseurs d'énergie misent désormais sur les énergies renouvelables comme les panneaux photovoltaïques

La facture d’électricité des foyers clients d’EDF et des autres fournisseurs d’énergie va monter en flèche dans les années à venir. Même si le gouvernement se penche actuellement sur des moyens de freiner cette hausse, il reste que la machine est en marche et il semblerait que rien ne puisse l’arrêter. Pour rappel, elle va enregistrer une première hausse de +5 % en août 2014, une hausse identique est à prévoir en 2015. Le gouvernement, les producteurs et la Commission de régulation de l'énergie (CRE) annoncent une augmentation totale du prix de l'énergie de 30 % entre 2012 et 2017.

Tarifs sociaux : quatre millions de bénéficiaires mais une hausse du prix de l'énergie

L’envolée des prix peut s’expliquer par les besoins de financement d’EDF qui doit, dans les années à venir, penser à rénover son parc de 58 réacteurs nucléaires dans l’optique d’en améliorer la sécurité et d’en prolonger la durée de vue. En modernisant son parc, il s’assure également d’une meilleure production. Toutefois, ce qu’il ne comprend pas, c’est que ses initiatives contribuent à la hausse des prix de l'énergie. En effet, la contribution au service public de l'électricité (CSPE) vient alourdir de plus en plus la facture des consommateurs. Elle servira au financement des tarifs sociaux de l’électricité, surtout pour les ménages aux revenus les plus modestes. D’ailleurs, selon un décret paru le 16 novembre au Journal officiel, le gouvernement promet que quatre millions de ménages devraient en bénéficier.

La CSPE assure également que la péréquation tarifaire sera prise en charge, cela devrait permettre aux propriétaires d’un chalet situé en montagne de payer l’énergie qu’il consomme au même prix que les propriétaires d’un d'un pavillon sis au pied d'une centrale. Néanmoins, une part croissante de la CSPE, qui est désormais majoritaire, sera attribuée pour le financement du rachat obligatoire de l’électricité par EDF. À noter que l’énergie produite provient en grande partie des éoliennes et des panneaux photovoltaïques. Cette part des énergies renouvelables (ENR) va ingérer 60,2 % du produit de la contribution en 2014, contre 26,7 % pour la péréquation tarifaire, 7,4 % pour le soutien à la cogénération et 5,7 % pour les dispositifs sociaux.

Une hausse du prix de l'énergie annoncée de 2,4 %

Dans une note, la CRE estime que la CSPE devrait permettre un financement à hauteur de 6,2 milliards d’euros des charges prévisionnelles en 2014. À cette somme s’ajouterait 2,2 milliards qui représentent la régularisation des charges et le défaut de recouvrement subi par EDF et les fournisseurs d’énergie locaux situés précisément à Bordeaux et à Grenoble. La CSPE devrait alors atteindre 22,5 euros par mégawatt-heure si elle espère couvrir entièrement la charge de 8,4 milliards d'euros en 2014. Pour rappel, elle est actuellement de 13,5 euros actuellement, ce qui fait que les efforts devront être soutenus pour afficher de bons résultats.

Pour sa part, le gouvernement ne devrait pas se risquer à accepter le change. D’après la CRE, si la CSPE pour 2014 n’est pas fixée par arrêté ministériel avant le 31 décembre, elle sera soumise à une hausse de 3 euros par mégawatt-heure, ce qui induira une hausse du prix de l'énergie de 2,4 % pour le consommateur (de 15 à 20 euros par an pour une facture moyenne) ce qui fera passer le montant à 16,5 euros à compter du 1er janvier 2014. Si de nouvelles mesures ne sont pas partagées d’ici là alors, cette option sera largement privilégiée. La CSPE devrait alors représenter près de 13 % de cette facture, contre 17 % si la contribution arrive à couvrir tous les coûts se rapportant aux tarifs sociaux et à la péréquation.


Source : Vos économies d'énergie.fr