Les mesures possibles pour éviter une hausse des prix de l'essence et du diesel

Les prix de l'essence et du diesel ne cessent de grimper. C'est en avril que les pics les plus importants avaient été enregistrés au niveau des prix des carburants. Entre le 13 et le 19 août, les prix de l'essence ont à nouveau frôlé les records historiques précédemment atteints en mars- avril.


Gel provisoire des prix

Pour éviter une nouvelle hausse du prix du carburant, plusieurs solutions peuvent être envisagées. Parmi les mesures pouvant être prises pour éviter une nouvelle hausse du prix des carburants, nous pouvons citer le gel provisoire des prix. Cette action consiste à bloquer provisoirement (pendant une période de six mois maximum) le prix de l'essence et du diesel. Le gouvernement, qui souhaite s'impliquer dans une démarche d'économies d'énergie s'était engagé à protéger les factures énergétiques des français, et c'est à lui de prendre cette décision.

Il apparaît cependant que cette mesure soit irréalisable au vu du manque à gagner qu'elle engendrerait pour les distributeurs. A terme, cette mesure pourrait causer la fermeture de nombreuses pompes. Les pétroliers et les chaines de supermarchés, qui réalisent une bonne partie des ventes de carburant dans l'Hexagone sont plutôt opposés à cette mesure qui récolte pourtant un vote favorable près de la majorité des consommateurs français.


Réduire les taxes de l'État

Un autre option consiste à réduire les taxes de l’État. Cette option est défendue par les chaînes commerciales et les pétroliers, qui étaient opposés à la mesure précédente. Il s'agit donc dans ce cas d'une intervention de l’État qui prélèverait deux taxes sur le prix des carburants. En cas d'augmentation des prix, un système de taxe flottante serait instauré. Ainsi, l’État prélèverait moins de taxes sur les carburants pour que le prix reste stable pour le consommateur.

Le problème est que cette mesure ferait perdre énormément d'argent à l’État. Pour un seul centime de baisse, le coût pour l’État se chiffrerait en millions d'euros. Étant donné que la France se doit déjà de faire des économies, cette mesure ne semble pas adaptée non plus.


Restaurer le système de la vignette annuelle

Afin d'éviter une nouvelle hausse des carburants, il est également possible de restaurer le système de la vignette annuelle. Celle- ci aurait un prix variable en fonction de la puissance du véhicule, de la région et de l'offre de transports en commun. Malheureusement, c'est toujours le consommateur qui paye mais cette mesure permettrait de compenser une baisse des taxes.

Distribuer des chèques-carburant pourrait aussi être envisageable. Ce serait les consommateurs les plus défavorisés qui bénéficieraient de ces chèques. Cette mesure ciblée permettrait aux automobilistes les plus démunis de moins souffrir d'une hausse du prix des carburants. Ce sont les ménages percevant les minima sociaux et ceux utilisant la voiture dans le cadre de leur travail qui seraient visés par la mesure.


Source: vos économies d'énergie.fr