Présidentielles 2012 : les solutions pour freiner la hausse des prix de l’essence

2011 : encore une année record pour les prix de l’essence

Les prix de l’essence en ce début d’année sont de nouveau en augmentation. Une légère baisse avait été remarquée à la fin de l’année 2011, mais cela n’a été que de courte durée.

Quoiqu’il en soit, l’année 2011 avait encore battu des records en termes de prix de carburant. En effet, les prix avaient même dépassés ceux de 2008 où le gazole coûtait en moyenne 1,27 euro et le sans plomb 95, 1,35 euro. Ainsi, selon le Ministère du Développement durable, en 2011, le gazole a coûté en moyenne 1,34 euro et le super sans plomb 95, 1,50 euro. Si on compare ces chiffres à ceux de 2010, on constate que le prix moyen du gazole a augmenté de 16 % et celui du sans plomb 95 de 11 %. C’est en mai 2011 que le gazole a été le plus cher avec un record absolu : il s’élevait à 1,4541 euro le litre, rattrapant quasiment le sans plomb qui lui s’élevait à 1,4941euro.

Les prix de l’essence risquent encore d’augmenter en 2012

Cette flambée des prix en 2011 est due entre autres aux révolutions du monde arabe -notamment en Lybie-, à la baisse de l’euro par rapport au dollar, ainsi qu’à la disparition des pompes à essence qui fait augmenter la concurrence. Or, en 2012, ces phénomènes ne semblent pas s’arrêter. Les tensions internationales sont toujours présentes : les pays occidentaux dénoncent le programme nucléaire de l’Iran, le Nigéria est confronté à des violences religieuses, etc. Le prix de l’essence est donc loin d’une diminution.

Le Parti Socialiste propose de plafonner les prix de l’essence et de rétablir la taxe TIPP

François Hollande a évoqué l’idée d’un blocage temporaire des prix de l’essence et d’un retour de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) par la suite. La TIPP est une taxe flottante qui varie selon les prix nets de l’essence : si les prix de l’essence augmentent, la taxe baisse, et vice versa. Elle avait été mise en place sous le gouvernement Jospin en 2000 et abrogé en 2002.

L’Europe s’était déjà opposée à cette mesure, en invoquant une distorsion de la concurrence. Selon l’UMP, un plafonnement des prix de l’essence entraînerait une entrave au marché pétrolier ainsi qu’une augmentation de la dette publique.

Et la voiture électrique dans tout ça ?

Avec les prix de l’essence qui augmentent, la voiture électrique aura peut-être plus de succès en 2012. En effet, selon les études de l’Observatoire Cetelem de l'automobile, 41 % des européens souhaiteraient acheter une voiture électrique prochainement. Cependant, ces chiffres sont un peu moins encourageants en France : 23 % des français seulement envisagent d’acquérir une voiture électrique. Cela permettrait pourtant de faire des économies d’énergie fossile.

Quels sont les freins à l’achat d’un véhicule électrique ?

Il existe plusieurs freins à l’achat d’un véhicule électrique. Tout d’abord, le prix est le premier obstacle : les voitures électriques sont encore 10 % plus chères que les voitures « traditionnelles ». Cela pourrait bien changer à l’avenir, d’autant plus si on prend en compte les prix de l’essence qui ne cessent d’augmenter.

Le second obstacle est l’autonomie de la voiture : les voitures électriques ont une autonomie de 200 km environ et cela repousse les acquéreurs. Pourtant, plus de 80 % des européens ne font pas plus de 110 kms par jour. Ainsi, il existe des solutions : par exemple, les foyers qui ont deux véhicules pourraient avoir une voiture électrique pour la vie quotidienne et une voiture traditionnelle pour partir en vacances.

Source : Vos économies d’énergie .fr