Prix du gaz : une hausse limitée à 2 %

En trois mois, les ménages ont dû faire face à une deuxième hausse. En effet, les tarifs du gaz ont encore augmenté de 2 % pour les petits professionnels et les ménages depuis samedi. À noter que les nouveaux barèmes de prix viennent d’être publiés au Journal officiel (JO). Par ailleurs, la Commission de régulation de l'énergie a tenu à préciser que la hausse aurait dû être de 6 % afin que GDF Suez puisse couvrir ses coûts.


Gaz : Des prix en hausse

La hausse de 2 % du prix du gaz est donc effective depuis samedi. Si le pouvoir d’achat des ménages prend un coup avec cette mauvaise nouvelle, elle est tout autant pénible pour le fournisseur. De son côté, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) estime que la hausse de 2 % est insuffisante. Il a avancé que la hausse aurait dû être de 6,1 % pour pouvoir arriver à couvrir les coûts de GDF Suez. La CRE a notamment déclarée au Journal officiel : « La hausse de 2 % des tarifs réglementés de vente prévue par le projet d'arrêté n'est pas suffisante pour couvrir les coûts d'approvisionnement et hors approvisionnement de GDF Suez estimés au 1er octobre 2012 ».

Début septembre, le fournisseur avait déjà tablé sur une hausse de 7 %, un prix qui suit l’addition des 6 % de rattrapage pour 2012 et du 1 % d'inflation classique. À noter que cette hausse a été ciblée en vertu de la loi qui impose de répercuter l'évolution des coûts d'approvisionnement du groupe. Rappelons qu’au mois de juillet dernier, GDF Suez n’était autorisé à monter ses tarifs que de 2 %, au lieu des 7,3 % qui ont été avancés par la CRE. En mi-septembre, le gouvernement avait mis une nouvelle fois son véto en n’autorisant qu’une hausse de 2 %, ce qui a eu pour effet de réduire à néant les espérances du groupe. L’avis en question du gouvernement soulignait que : « L'application de la formule au 1er janvier 2013 (…) montre que les coûts d'approvisionnement de GDF Suez pourraient augmenter à cette échéance. La limitation de la hausse des tarifs à 2 % (…) ne peut donc se justifier par une anticipation d'une baisse future des coûts d'approvisionnement ».

Par ailleurs, le gouvernement s’expose à un nouveau recours des fournisseurs devant le Conseil d'État. À noter que ce recours est le troisième en moins d’un an. Cet été, GDF Suez avait déjà obtenu qu’un gel des tarifs décidés par le précédent gouvernement soit annulé. Ce qui fait que d’ici 2014, les sept millions de foyers chauffés au gaz seront soumis à une facturation rétroactive de 40 euros.


Le risque d'un nouveau recours de GDF Suez

Le ministère de l'Énergie et du développement durable a avancé la thèse selon laquelle un nouveau mode de fixation des tarifs serait élaboré dans le cadre d'une proposition de loi sur les prix progressifs de l'énergie. À noter qu’ils sont actuellement indexés sur le prix du pétrole et que le projet est en cours de discussion à l'Assemblée nationale.

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a aussi tenu à préciser que la modération des tarifs sera prise en compte en fonction des efforts réalisés par GDF Suez dans l’obtention de prix plus raisonnables auprès de ses fournisseurs, dont l'italien ENI, le russe Gazprom, l'algérien Sonatrach et le norvégien Statoil. En décidant de limiter de nouveau l’augmentation des tarifs de GDF Suez, le gouvernement risque un nouveau recours de l'opérateur historique ou de ses concurrents qui sont regroupés au sein de l'Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode). En effet, ces derniers peuvent suivre l'arrêté gouvernemental tout en sachant que la hausse modérée peut engendrer un préjudice important puisqu'il s'appliquera au début de la saison automne-hiver.

Après une hausse de 4,4 % en janvier par l'ancienne majorité UMP, une hausse de 2 % le 20 juillet dernier, les prix du gaz vont augmenter à nouveau. Cependant, les hausses sont inférieures aux montants jugés nécessaires par GDF Suez et l'autorité du secteur, ce qui contredit les déclarations du premier ministre, Jean-Marc Ayrault. En effet, ce dernier disait vouloir limiter la hausse du gaz et de l'électricité au niveau de l'inflation, tournant autour de 2 % sur un an. Quoi qu’il en soit, ces augmentations en série sont de bien mauvaises nouvelles, en l’occurrence pour les ménages. Il est donc intéressant pour les particuliers de ce lancer dans les économies d’énergie


Source: vos économies d'énergie.fr

Vous souhaitez amortir cette hausse du prix du gaz en faisant des économies d'énergie?

Utilisez notre simulateur pour calculer les économies d'énergie de votre logement doté d'installations écologiques. C'est gratuit et sans engagement

Je calcule mes économies